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Le GE n’est pas une solution miracle mais il peut être un formidable levier d’action pour répondre aux attentes de certaines entreprises, consolider l’emploi pour certains salariés, et contribuer au développement économique et social du bassin d’emploi.

Pour mieux fertiliser l'approche entreprise et l'approche sociologique du travail,

ARPHI intervient dans ce domaine avec JK Consultant (Jean Kaspar)

 

Les groupements d’employeurs (GE),

créés initialement par la loi en 1985 pour les besoins du secteur agricole, puis étendus par les loi Aubry aux autres secteurs, sont des associations à but économique qui emploient des salariés travaillant à temps partagé auprès des entreprises adhérentes du groupement. Ces personnes sont salariées du groupement et, en règle générale, en CDI à temps plein.

Cette formule,

  • concilie certains besoins de flexibilité des entreprises et les besoins de sécurité des salariés ;
  • est différente de l’intérim, du multisalariat et du portage salarial ;
  • répond typiquement à trois besoins :

 

1.       de compétences spécifiques peu accessibles à une TPE : informaticien, responsable formation, juriste 

2.       de main-d’œuvre sur des postes à temps partiel ou non permanents, (distribution de journaux, nettoyage…)

 3.       de main-d’œuvre qualifiée lors de variations de charge prévisibles et récurrentes - saisonnières par exemple. Une personne pourra par exemple être mise à disposition d’une entreprise agroalimentaire de février à septembre et d’une entreprise de distribution  d’octobre à janvier.

 Pour l’exhaustivité, mentionnons également qu’il a été aussi abordé le cas de sociétés en sureffectif pouvant par ce moyen conduire un « outplacement » partiel.

 

 Cette formule contribue à fidéliser le personnel : le GE garantit - autant que possible - des contrats de travail longue durée.

Ce personnel acquiert une expérience intéressante par la diversité des mises à disposition dans des entreprises différentes, et bénéficie d’un effort particulier de formation de la part du GE.

 En outre, l’entreprise est soulagée des tâches administratives afférentes à ces emplois, pour un coût ne portant pas de marge externe- ni dans certains cas de la prime de précarité.

 Dans la grande majorité des cas, les groupements d’employeurs réunissent des entreprises qui ne sont pas dans les mêmes secteurs d’activité, mais qui ont des besoins de compétences identiques à des périodes différentes

Sites à visiter en priorité

De nombreux sites parlent des GE, mais l'essentiel est là :

 

puce

 Site de la Fédération française des groupements d'employeurs (qui ne regroupe pas tous les GE)

puce

site du CJD : qui a accompli le travail le plus élaboré dans ce domaine, et notamment un rapport absolument remarquable.

Les enjeux pour les entreprises

Résoudre la difficile équation entre  Souplesse et adaptabilité pour l’entreprise et opérationnalité d’un personnel stable et fidélisé :

  • besoin permanent à temps partiel,
  • besoins saisonniers récurrents,
  • besoins de compétences ne nécessitant pas forcément un emploi à temps plein

Les enjeux pour les territoires

  • S’adapter aux mutations économiques et sociales qui deviennent permanentes

  • Améliorer l’attractivité en fournissant aux entreprises

    • Une capacité d’adaptabilité et de souplesse dans la gestion des variations de charge,

    • Un coût seuil de l’emploi favorable au recourt de salariés du GE

    • Un personnel compétent, capable de s’adapter et

      bénéficiant d’expériences multiples,

    • Un réseau de relations informelles pour les entrepreneurs

Les enjeux pour les salariés

accéder à la  polyvalence et à la poly activité afin de

  • réduire la vulnérabilité aux mutations économiques,

  • tout en bénéficiant d’une pérennité d’emploi

De la théorie à la pratique :

  • Une réalité difficile à cerner : pas de statistique, beaucoup de chiffres invérifiables, pas de comptes déposés ( ce sont des associations)
  • Le rapport qualité/coût de la déprécarisation est un sujet tabou, (et qui ne devrait pas l'être)
  • Une grande diversité des structures (par la taille, le positionnement, la stratégie, l’initiateur,etc…)
  • Un environnement réglementaire en pleine évolution
  • Un grand intérêt institutionnel - mais aussi de professionnels de la subvention,
  • et pour tout dire dans l'existant, beaucoup d'intervenants très forts en "question de cours ", mais peu convaincants en "travaux pratiques"
  • L’identification effective de nouveaux besoins dans certaines entreprises, liés en partie à l’évolution du rapport au travail.

Une typologie des GE

   Travail en cours

 

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